Normalisation et biotechnologies

Le secteur des biotechnologies connaît depuis plusieurs années une forte croissance et laisse entrevoir de formidables retombées économiques. Pour concrétiser localement ces retombées plusieurs initiatives nationales ont entrepris de développer un environnement réglementaire favorable aux biotechnologies. L’organisation internationale de normalisation (ISO) a donc pris l’initiative de lancer un travail d’harmonisation internationale des normes en créant un nouveau comité ISO/TC276 consacré aux biotechnologies qui s’est réuni pour la première fois en décembre 2013.
Ce comité a pour mission de proposer de nouvelles normes qui serviront de base à l’émergence d’un cadre harmonisé pour accompagner et faciliter le développement des biotechnologies. 11 pays, dont la France, participent au nouveau comité dont le secrétariat est assuré par l’Allemagne qui est à l’origine de sa création.

Les premières réunions du comité ont permis de poser le périmètre des travaux et de mettre en place 6 groupes de travail thématiques : termes et définitions, biobanques et bioressources, méthodes d’analyses, bioprocédés, traitement de données (dont l’annotation, l’analyse, la validation, la comparabilité et l’intégration), métrologie.

Après cette phase de mise en place, les travaux ont démarré dans chacun des groupes. Or, les premières réunions ont mis en lumière une situation inquiétante : la présence et les contributions françaises dans ces groupes sont insuffisantes pour espérer peser sur le contenu des futures normes qui régiront les biotechnologies, et ce malgré l’avance technologique que la France possède sur certains segments.

Alors que les travaux débutent, il est encore temps de se mobiliser et d’être force de proposition. C’est pourquoi l’AFNOR, qui représente la France au sein des instances de normalisation, et le Commissariat Général à l’Investissement ont pris une initiative pour organiser la mobilisation française, notamment grâce au réseau des projets soutenus par les Investissements d’Avenir. Il s’agit de mobiliser les expertises publiques et privées au sein des groupes miroirs nationaux organisés par l’AFNOR, groupes dont émaneront les positions que portera la France au sein des instances internationales. L’urgence est là : il faut dès à présent que les entreprises et les équipes de recherche qui souhaitent contribuer à ces groupes se fassent connaître afin d’identifier rapidement les sujets sur lesquels la France doit être en pointe pour faire entendre sa voix et, grâce à la normalisation, conserver l’avance technologique dont elle dispose.

Contact : Bénédicte Garbil, benedicte.garbil@pm.gouv.fr , Commissariat Général à l’Investissement

Pour en savoir plus :

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